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Soutenance de thèse de Jean-Stéphane Borja

par Sylvie Chiousse - publié le , mis à jour le

Vie et mort d’un problème public : autour du problème de la rue de la République à Marseille
Le 13 novembre 2013, 14h, MMSH, salle Duby



Jury :
- Marie-Hélène BACQUE, Professeure des Universités, Université Paris Ouest Nanterre/Mosaïques
- Jean-Samuel BORDREUIL, directeur de recherches au CNRS, Aix-Marseille Université/LAMES
- Daniel CEFAÏ, Directeur d’études, EHESS/CEMS
- Joëlle ZASK, Maître de Conférences HDR, Aix-Marseille Université /CEPERC



Résumé :
Marseille, été 2004, un conflit éclate entre des locataires et leur nouveau propriétaire, un fonds d’investissement international, venant d’acheter sur la rue de la République plus d’un millier de logements et 50 000 m2 de surface commerciale. Le propriétaire exige que tous ses locataires, modestes, quittent leur appartement alors que le quartier fait l’objet d’une requalification soutenue par la puissance publique dans le cadre de l’Opération d’Intérêt National Euroméditerranée. Une mobilisation prend alors forme et accompagne l’émergence du problème de la rue de la République...
La rue de la République constitue alors ce genre d’intervalle où il est possible d’observer un moment de ressaisie collective attenant à la confection d’un problème public. Parler de problème public situe en effet un processus dynamique porté par une enquête, cet "art" de créer et de résoudre des problèmes. A travers une ethnographie fine, cette thèse entend explorer les lignes de fragilité du public, conduisant à réinscrire l’enquête dans une continuité affectant toute appréhension globale, ferme ou définitive du problème et de ses horizons de régulation.