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KERSTE Ben

Coordonnées
ben.kerste@gmail.com

Fonction
Doctorant sous la direction de Sylvie Mazzella et Carsten Keller - co-tuelle avec l’Université Duisburg-Essen, Allemagne

Domaines de Recherche
- Sociologie Urbaine,
- Sociologie de la Culture,
- Mouvements Sociaux Urbains,

Thèse
Villes créatives, villes contestées : approche comparée de deux villes, Marseille et Hambourg

Formation
Magister / Bac +5 en ethnologie, philosophie et sociologie des religions. Université de Munich. 2011.

Travaux
- Mémoire : « Ein Springer macht noch keinen Sommer – Ethnografie der Schachspieler an der Münchner Freiheit ». Munich. 2009.
- Article : « Ville entreprise, ville créative, ville contestée : Hambourg entre 1983 et 2013 » - Faire Savoirs, Dossier N°10, consacré aux « nouveaux horizons de la culture », 2013.

Communications
- « Ville entreprise, ville créative, ville contestée : Hambourg entre 1983 et 2013 ». Intervention au séminaire du LAMES : Ville et postmodernité culturelle : une présentation du dossier de la revue Faire Savoirs sur « Les nouveaux horizons de la culture ». Décembre 2013.
- « Culture en capitale ? Quel rôle pour la culture dans les phénomènes de régénération et de recomposition urbaine ? Critique de la créativité. » titre d’un table ronde à la conférence « La ville à lʼépreuve de la démocratie
 ». Octobre 2013.
- « La ville créative entre marketing et projet urbain : une cartographie des initiatives contestataires vis-à-vis de Marseille-Provence 2013 ». Conférence du « Réseau international des écoles doctorales » : Dominations et résistances Marseille. Juillet 2013.
- « Le festival ’Paroles de Galère’ dans le territoire du ’Grand Saint Barthélémy’ au nord de Marseille ». Journée d’étude 17 mai 2013 au LAMES intitulé « Observation sociale localisée : expériences d’enquêtes sur Marseille ». Aix-en-Provence. Mai 2013.

Résumé de la thèse (novembre 2013)
Dans un contexte post-industriel et de crise économique mondialisée, les grandes villes entrent de plus en plus en concurrence les unes envers les autres (Sassen, 1996). La créativité serait devenue un facteur clé pour l’attractivité et pour la compétitivité des villes (Zukin, 2008). Une littérature en sciences sociales porte en particulier sur la « ville créative » (Landry, 2000) et sa « classe créative » (Florida, 2002) constituée d’artistes, actifs dans la création d’espaces culturels et dans la fabrique de lieux singuliers.
L’objet de la recherche est de participer à ce débat scientifique en partant de la contextualisation d’opérations culturelles, artistiques et urbaines in et off (et ailleurs) autour de l’événement d’un grand projet urbain tel que MP 2013. Le principal objectif de cette recherche est d’analyser des initiatives culturelles contestataires à Marseille, vis-à-vis de l’événement MP 2013 et du projet « Marseille de demain » promu par les aménageurs et pouvoirs publics.
La ville d’Hambourg servira de point de comparaison afin de mesurer le caractère à la fois singulier et exemplaire du cas marseillais. A Hambourg, la politique municipale du projet intitulé par ses promoteurs « Marque Hambourg » (Marke Hamburg) et « ville croissante » (Wachsende Stadt) vise à créer une image marketing afin d’attirer une population aisée : une architecture phare vient à l’appui de grands événements culturels et sportifs. En réaction, des initiatives citoyennes se sont organisées tel que le réseau contestataire dénommé « le droit à la ville » (Recht auf Stadt) qui dénonce entre autres les inégalités sociales à l’accès au logement dans les quartiers gentrifiés.
L’hypothèse de cette recherche est que le grand projet culturel MP 2013 produit une restructuration sociale (temporaire) au sein du milieu culturel marseillais, donnant lieu à de nouvelles revendications et formes de mobilisation dans des réseaux artistiques, associatifs et militants jusqu’ici éclatés.
Malgré des différences socio-historiques entre Hambourg et Marseille, ce travail fait l’hypothèse de la constitution de formes de mobilisation comparables mobilisées contre « la ville créative néolibérale ».