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Séminaire du LAMES, 17 avril 2015

par Sylvie Chiousse - publié le , mis à jour le

14-16h, salle PAF - MMSH
André Fazi (laboratoire Lisa, université de Corse)
-  Mesurer le changement politique en Corse. Le crépuscule d’une tradition ?

En l’espace d’un demi-siècle, la Corse a connu des changements politiques considérables à de nombreuses échelles : institutions, système de partis, agenda, comportements électoraux, etc. Caractériser et mesurer la portée de ces changements n’a pourtant rien d’aisé. Certes, il est facile d’y voir le produit d’un très profond changement de contexte économique et social, ainsi que l’avènement d’une certaine modernité politique, symbolisée par l’irruption des valeurs post-matérialistes, le développement du pluralisme et de la communication médiatique. Pour autant, il est impossible de nier la permanence et la solidité de traits ressortissant intimement à la culture politique traditionnelle, tels que le clientélisme et la personnification des rapports politiques.
Sans nul doute, la Corse reste fondée sur un double ordre politique – un ordre officiel et un ordre officieux (cf. Jean-Louis Briquet) – comme elle l’était sous la IIIe République ou les régimes précédents, mais l’équilibre entre les deux registres semble avoir atteint un degré très élevé d’instabilité. Il s’agira donc principalement de préciser la compréhension et la portée des changements survenus, en montrant particulièrement combien ils sont le produit de la rencontre, de l’interaction et de l’interpénétration de facteurs endogènes (ex : la mobilisation nationaliste) et exogènes (ex : les modes de scrutin adoptés au niveau étatique).

- Discutants :
Cesare Mattina (LAMES AMU CNRS)
Célia Lamblin (doctorante LAMES LPED AMU)