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Ridha Ben Amor

par Sylvie Chiousse - publié le , mis à jour le

- Maître de conférences de sociologie.
- Institution de rattachement : Faculté des sciences humaines et sociales, université de Tunis.

Parcours académique
- Soutenance de mon Habilitation Universitaire (HDR) en juillet 2011.
- Thèse de 3e Cycle en Sociologie Urbaine, Paris 1988 « Habitat et ségrégation urbaine à Sfax ».
- DEA en Anthropologie sociale et culturelle, Paris 1976.
- Maîtrise de Sociologie, Tunis 1975
- Etudes Supérieures à la Faculté des Lettres et des Sciences Humaines de Tunis puis à l’Université René Descartes (Paris V).
- 1982 : Assistant - délégué à l’Institut Supérieur de Formation des Animateurs Culturels.
- Assistant, puis maître-assistant à l’Institut National du Travail et des Etudes Sociales à partir de 1989.
- Maître de conférences à l’ENAU depuis 2012.

Activités en cours
- Enseignant au département architecture et sciences humaines à l’ENAU.
- Membre du conseil scientifique de l’ENAU.
- Membre du laboratoire DIRASSET.
- Membre de la commission doctorale nationale de sociologie.
- Membre de la commission nationale d’habilitation des diplômes nationaux de sociologie.
- Membre de la commission de master à l’Institut Supérieur des Sciences Humaines de Tunis et enseignant dans ce master.
- Président de l’Association Tunisienne d’Anthropologie Sociale et Culturelle (ATASC).

Publications
Livres (éditeur)
- 2008, Actes du colloque Jeunes, dynamiques identitaires et frontières culturelles, organisé à Hammamet
Livres (auteur)
- Ben Amor Ridha, 2011, Les formes élémentaires du lien social en Tunisie : de l’entraide à la reconnaissance, Paris, Ed L’Harmattan.

Chapitres d’ouvrages
- Ben Amor Ridha, 2015, « Le rapport au quartier entre attachement et ouverture sur l’espace urbain », in Les jeunes de Douar Hicher et d’Ettadhamen. Une enquête sociologique, O. Lamloum et Med Ali Benzina (dir), Ed Arabesques, Tunis, pp. 21-43.
- Ben Amor Ridha et Hayet Moussa, 2015, « La représentation du travail et sa place dans la vie des jeunes », in Les jeunes de Douar Hicher et d’Ettadhamen. Une enquête sociologique, O. Lamloum et Med Ali Benzina (dir), Tunis, Ed Arabesques, pp. 99-114.
- Ben Amor Ridha, 2010, « Le rôle du capital social dans la dynamique entrepreneuriale en Tunisie. Un état des lieux de la recherche à partir de quelques travaux », in Entrepreneurs maghrébins. Terrains en développement, sous la direction de P .N. Denieuil et Md. Madoui : Paris, Karthala, p187-208.
- Ben Amor Ridha, 2008, Actes du colloque Jeunes, dynamiques identitaires et frontières culturelles, organisé à Hammamet, : « Jeunes et reconnaissance sociale », Ed UNICEF, p145-162.
- 2007, « Parcours des jeunes et précarité dans les quartiers populaires de Tunis. Exemple d’Ettadhamen- Douar Hicher » in Villes internationales. Entre tensions et réactions des habitants, ouvrage collectif sous la direction de I Berry-Chikhaoui, A.Deboulet, L.Roulleau-Berger, La Découverte, pp. 207-222.
- Ben Amor Ridha 1996, « Réseau de parenté, intermédiation sociale et accession au logement et à l’emploi » Citoyenneté urbaine et intermédiation sociale, Marseille, Ed Villes et territoires méditerranéens, pp.
- Ben Amor Ridha, 1995, " Criminalité et changements socio-démographiques en Tunisie" , in Changements sociaux, criminalité et victimisation en Tunisie, coord par H Kotrane et HF Woltrang, Tunis, Centre d’Études de Recherches et de Publications, pp.201-235.

Articles
- Ben Amor Ridha, 2015, (à paraître), « Le « processus révolutionnaire » en Tunisie : de la protestation à la consécration de la citoyenneté ? Regards à partir de travaux empiriques », Sociologies, numéro de mai 2015.
- Ben Amor Ridha, 2014, « Jeunes, citoyenneté et construction de soi à l’épreuve du “processus révolutionnaire” en Tunisie », Revue de l’Institut des Belles Lettres Arabes (IBLA), Tunis, n°213, 2014-1, pp. 65-100.
- Ben Amor Ridha,1999, , « Réseaux informels de solidarité et groupes sociaux à Tunis » Cahiers de l’IREP, Institut de Recherches et d’Etudes sur la Population,Institut de Recherches et d’Etudes sur la Population, Tunis, Cahier n12, pp.73-155.
- Ben Amor Ridha, 1995, « Politique sociale, ajustement structurel et pauvreté en Tunisie », Cahiers du CERES - Série sociologique, n°24. Ruralité, urbanité et exclusion sociale au Maghreb, pp. 265-328.
- Ben Amor Ridha,1994 : Logement et solidarité familiale, Cahiers de l’IREP, Institut de Recherches et d’Études sur la Population (Tunis). Cahier n°11, L’entraide familiale, p59-80.
- Ben Amor Ridha,1994, « Le logement et l’emploi : stratégies d’entraide familiale », Cahiers de l’IREP, Institut de Recherches et d’Études sur la Population, Tunis, Cahier n°11 : L’entraide familiale, pp.81-99.
- Ben Amor Ridha,1994, Politique sociale et pauvreté en Tunisie, Cahiers de la Méditerranée, n°49, La Tunisie. Une dynamique de mutation, Nice ; pp.189-227.
Rapports de recherches et d’études

2015
Projet de recherche comparée avec Mohamed Nachi (Université Liège) sur la catégories subalternes (femmes, jeunes, paysans) à Tunis et à Tazarka, dans cadre des travaux réalisés par le laboratoire Diraset Études Maghrébines (Université de Tunis).

2014
Enquête par questionnaire, focus group et guide d’entretien sur la cité Ettadhamen Douar Hicher à Tunis, dans le cadre d’une expertise pour le compte d’Alert International, sur le thème : Révolution, résilience et radicalisme : comprendre les jeunes en milieu urbain dans une Tunisie en transition.

2005
Participation à une consultation pour le compte du B.I.T sur le thème de la « conciliation » du travail et des charges familiales en Tunisie.
Contribution personnelle portant le titre Travail et famille : Réconciliation ou conflit ?

1989-1990
Etude d’évaluation rétrospective du projet de réhabilitation de Mellassine : les impacts socio-économiques. Conduite de l’enquête, exploitation des résultats et rédaction d’une partie du rapport de recherche. SIDES, Municipalité de Tunis.

Projet de recherche sur le séjour LAMES
Mon séjour d’étude peut s’articuler autour du développement de la collaboration entre nos institutions, au niveau de la recherche sur les jeunes, en particulier par rapport à la migration et à l’engagement dans l’espace public, mais aussi sur la question urbaine, à travers des entrées sur la fragmentation de l’espace ainsi que la sociologie des quartiers, permettant de la sorte de jeter la base de projets communs .
À ce propos, on peut souligner le fait que, de par sa position en tant que pays méditerranéen, la Tunisie est susceptible d’être à la croisée de certaines thématiques, à commencer par celle de la migration. Foyer qui possède des ramifications y compris dans les pays africains subsahariens, la Tunisie est à l’origine de vagues de migrants plus ou moins importantes vers l’Europe, les côtes italiennes étant fréquemment le lieu de prédilection où s’échouent souvent des migrants clandestins, qu viennent grossir les rangs de la migration « légale ». Tunis et Marseille partagent des traits communs, car elles accueillent des migrants, sont des lieux de mobilité et de va et vient par le biais de réseaux qui mettent en évidence la porosité des frontières. Parmi les multiples facettes que l’on peut explorer ici, figure en bonne place la question de la socialisation de ces migrants, en particulier des jeunes, ces modes et son contenu. Pour les uns il est question de là-bas, à travers un imaginaire leur permettant de s’y projeter, une sorte de socialisation anticipée, pour les autres c’est l’ ici, le vécu de l’immigration, une autre forme de socialisation qui n’efface pas, loin s’en faut, la socialisation précédente. Dans le prolongement de cette réflexion se pose également la question de la mobilité ; entre le projet de retour pour certains, la tendance à demeurer sur place ou encore à être dans une espèce d’entre deux rives pour d’autres, se profilent des situations et des contextes pluriels, souvent marqués par la stigmatisation et l’exclusion, que l’on gagnerait à mettre en perspective, d’autant que s’y rattachent nombre de représentations et de pratiques qu’il serait pertinent de saisir.
Cependant, à la faveur de cette réflexion, certaines thématiques dignes d’intérêt peuvent s’y connecter, à commencer par la question de l’identité et le rattachement au groupe, dans le cadre d’un « nous fusionnel », alors même que le thème de la citoyenneté et ses corollaires, dont l’individualisation qui travaille en profondeur le corps social, s’imposent comme objets de recherche. On peut alors renouer par ce biais avec la question des jeunes qui, ici et là-bas, sont souvent attirés par certains courants idéologiques, ce qui débouche sur des problématiques inscrivant parmi leurs préoccupations, à titre d’illustration, celles de la citoyenneté, de la société civile, de l’engagement, aussi cruciales qu’actuelles, surtout dans la cadre du « processus révolutionnaire » en cours en Tunisie.
*Trois conférences :
- Un premier thème pourrait concerner les rapports de jeunes à leur quartier et à la ville, en m’inspirant du livre que nous venons de publier qui fait une première synthèse de notre enquête sur les jeunes à Ettadhamen/Douar Hicher à Tunis ainsi que d’autres travaux, et en revisitant le cadre théorique.
- Un second thème pourrait concerner le sentiment d’injustice, en particulier chez les jeunes. J’ai entamé une réflexion sur cette question à partir de mes enquêtes, mais je compte la reprendre et en faire une publication.
- Il serait possible de présenter une troisième conférence autour du thème de la fragmentation des villes en Tunisie, qui fait l’objet d’un projet de livre en collaboration avec Isabelle Berry Chikaoui. L’urbain tel qu’il est dans ces villes (en particulier Tunis) peut faire l’objet d’une comparaison avec Marseille comme ville internationale. On peut étudier la possibilité d’une présentation conjointe avec elle.

*Travaux prévus :
Consultation bibliographique autour des thèmes de recherche évoqués dans le programme activités en cours. Il s’agit en particulier de la documentation sur certains thèmes :
- Dans le cadre de la recherche comparée, que je compte entamer avec Mohamed Nachi (Université de Liège) sur les catégories subalternes en Tunisie (comparaison entre Ettadhamen et Tazerka) (axe de recherche inscrit au laboratoire Dirasset), je pourrai poursuivre le travail de documentation à Aix sur cette question, notamment celle qui se rapporte aux catégories subalternes.
- Un autre axe pourrait prolonger mon début de réflexion sur la question de l’injustice, en particulier chez les jeunes. Je pourrai poursuivre ainsi le travail de documentation sur cette question à travers les recherches réalisées ou bien cours, notamment sur la France.
- Intervention ou conférence ? dans le cadre du master de sociologie sur les nouvelles solidarités et les mouvements sociaux, en rapport avec une réflexion sur le « processus révolutionnaire » en Tunisie, inaugurée par un texte à paraître au mois de mai 2015 dans la revue en ligne Sociologies. Il se rapporte surtout aux jeunes en milieu urbain, recoupant un autre texte qui vient de paraître sur les jeunes et la citoyenneté (IBLA, n° 123).
- Possibilité de monter des projets d’échanges voire de recherche en collaboration avec notre jeune association d’anthropologie (Association Tunisienne d’Anthropologie Sociale et Culturelle) que je préside. Des thèmes de recherche peuvent être proposés, en rapport par exemple avec une approche anthropologique de la citoyenneté chez les jeunes. Ce projet peut être mis en œuvre avec le LAMES, l’ATASC et l’Université de Carthage ; cela peut se faire dans le cadre d’une école doctorale autour du thème :« Jeunes, citoyenneté et mouvements sociaux ».