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Projet MOVIDA - MObilités Voyages Innovations et Dynamiques dans les Afriques méditerranéenne et subsaharienne

par Sylvie Chiousse - publié le

MOVIDA - MObilités Voyages Innovations et Dynamiques dans les Afriques méditerranéenne et subsaharienne
Pays d’implantation : Burkina Faso, Maroc, Sénégal
Mots-clés : Migrations Sud-Sud, circulations et mobilités, dynamiques sociales et
spatiales, figures de migrants, imaginaires de la mobilité, politiques migratoires

Porteurs :
- Nord : Sylvie BREDELOUP,
- Sud : Aly TANDIAN,
Partenaires principaux
- Institution Nord IRD (UMR LPED ; PRODIG, URMIS)
- Institution Sud GERM de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis du Sénégal, LEPOSHS de l’Université Internationale de Rabat, LSME de l’Université de Ouagadougou
Équipes/partenaires associés (le cas échéant)
- Nord UMR LAMES ; UMR LISST
- Sud CODESRIA, UAM

- Contexte institutionnel
Le LMI proposé (MOVIDA – Mobilités Voyages, Innovations et Dynamiques dans les Afriques méditerranéenne et subsaharienne) s’inscrit dans la dynamique de recherche et de formation déjà instituée au sein de l’axe POLMIG (Politiques publiques et migrations intra-africaines) du PPR POLMAF (Politiques Publiques, Sociétés, Mondialisation en Afrique subsaharienne). MOVIDA enrichit et renouvelle ce dispositif en élargissant les problématiques traitées et en renforçant les équipes partenaires impliquées. La construction de ce LMI s’appuie sur des collaborations éprouvées
depuis vingt ans dans le cadre de programmes de recherches, de co-publications et de co-organisations de colloques et d’ateliers de formation. Le LMI-MOVIDA a pour ambition de constituer sur le continent un pôle de référence inédit pour l’IRD et ses partenaires sur les questions de mobilités. Il contribuera à dépasser les frontières géographiques, culturelles et disciplinaires qui font obstacle à une compréhension renouvelée de la complexité des mobilités et des dynamiques migratoires dans les
Afriques méditerranéenne et subsaharienne.

- Contexte scientifique
Nombreuses ces dernières années sont les analyses à s’être focalisées principalement sur les migrations dites clandestines, en lien avec les départs en pirogues et les noyades dans les détroits de Sicile et de Gibraltar. Cette thématique articulant migration et sécurité, portée au devant de la scène, a conduit à criminaliser ou à victimiser les migrants africains, occultant à la fois des réalités statistiques
(86 % des migrations ouest-africaines demeurent intracontinentales), des processus et comportements migratoires qu’il importe dorénavant de resituer dans la longue durée. Les circulations sur le continent se recomposent sans cesse tout comme les projets migratoires. Plus que l’augmentation des volumes, la diversification des courants migratoires et la multiplication des figures de migrants constituent les mutations les plus remarquables. Ces changements dans les régimes de mobilité doivent être
questionnés à l’aune de processus aux effets potentiellement contradictoires : durcissement des politiques migratoires mais aussi modernisation des transports et individualisation des sociétés africaines dans un contexte de globalisation économique et culturelle accéléré.

- Objectifs scientifiques
Le projet MOVIDA se structure autour d’une question centrale : dans quelle mesure les formes de mobilités contemporaines (migrations économiques, politiques, voyages initiatiques, touristiques ou d’affaires, navettes, circulations transfrontalières, exils, nomadismes, transits, retours volontaires ou forcés, pèlerinages…) participent à la redéfinition des appartenances et hiérarchies sociales, à la recomposition des territoires et à la transformation des gouvernances politiques ? Et réciproquement à
quelles conditions ces configurations sociales, spatiales et politiques façonnent-elles les mobilités et migrations en Afrique ?

- Projets de recherche
Combinés à un axe transversal méthodologique portant sur l’agencement des formes migratoires et la production de catégories de la mobilité, trois axes thématiques structurent la réflexion.
1- Redéfinition des appartenances et des hiérarchies sociales (recompositions générationnelles, familiales, religieuses, identitaires)
2- Recompositions territoriales (centralités, rural/urbain, conflits fonciers et miniers,
environnement, transport et inégalités d’accès)
3- Transformation des gouvernances politiques (Politiques migratoires et citoyennetés, construction du droit, cosmopolitisme)