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DODUIK Nicolas

boursier CIFRE MuCEM

Coordonnées
nicolas.doduik@gmail.com

Formation
2010-2016 - Ecole Normale Supérieure (ENS) de Cachan :
- Master 2 de sociologie (Université du Québec à Montréal, Canada), mémoire sur les jeux sérieux
- Master 1 et licence de sociologie (Université Paris 4 Sorbonne), mémoire sur les jeux de rôle
- Licence d’économie (Université Paris 1 Sorbonne)
2011-2013 - Sciences Po Paris, Master Affaires Publiques filière Culture
2007-2010 - Classe préparatoire Hypokhâgne/Khâgne BL Lettres et Sciences Sociales au lycée Lakanal, Sceaux (92)

Expériences
- Septembre 2014 - juillet 2015 - Stage au Projet de Cité de l’Économie et de la Monnaie (Musée, Banque de France, 75002 Paris)
- Conception de médiations pour l’exposition « L’économie : Krach, Boom, Mue ? »
- Suivi de projets pédagogiques (films d’animation, produits web, livre, jeux)
- Création et animation d’un jeu pédagogique collectif
- Février - juin 2013 - Stage au Centre National du Jeu (Association, Centre culturel du Jeu, 92100 Boulogne-Billancourt)
- Participation à la création d’expositions ludiques (rédaction de contenu, mise en ligne)
- Rédaction d’articles et d’entretiens avec des chercheurs (sur le site internet)
- Organisation et animation de tables rondes et de conférences sur le jeu
- Septembre 2012 - janvier 2013 - Stage au Ludopole (Association, Centre culturel du Jeu et du Jouet, 69002 Lyon)
- Programmation et organisation événementielle, développement de projets culturels ludiques
- Communication interne (événements) et externe (site internet, réseaux sociaux, presse)

Projet de thèse : La médiation et les pratiques numériques des visiteurs au MuCEM
Les dispositifs numériques ont fait leur entrée depuis une vingtaine d’années dans les musées. Il s’agit ici de s’interroger sur la possibilité pour un musée de faire un usage innovant des nouvelles technologies tout en s’adaptant à des pratiques quotidiennes du numérique et en visant un objectif de démocratisation culturelle, d’élargissement des publics et d’enrichissement des pratiques. La question sous-jacente est celle de l’adaptation des pratiques quotidiennes au musée : comment transférer ces pratiques au sein de l’institution culturelle, c’est-à-dire dans un autre contexte ? Il ne suffit pas de « passer au numérique » dans les musées pour s’adapter à son temps : il y a nécessairement une transformation des pratiques numériques lorsqu’on les intègre au musée, du fait du changement de cadre (de l’espace domestique au musée, du privé au public).
L’objectif principal de la thèse est donc de comprendre quels effets concrets produisent les outils numériques dans les institutions culturelles et sur les publics. Il ne s’agit donc pas de se demander si le numérique « fonctionne » au musée, car de nombreuses études l’ont démontré, mais de s’interroger sur le sens que donnent les acteurs sociaux aux objets de la vie quotidienne et sur la médiation comme interaction permise par les outils numériques : les objets ne sont pas neutres et produisent un rapport au monde spécifique. La recherche s’accompagnera d’une mise en œuvre concrète de dispositifs-prototypes numériques (en collaboration avec les équipes du musée) qui permettront de tester des hypothèses.