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BRAHIM Rachida


Coordonnées
- rbrahim@mmsh.univ-aix.fr

Fonction
- Doctorante contractuelle, bourse de la région Provence Alpes Côte d’Azur.
- Représentante des doctorants, 2013-2015.

Domaines de recherche
- Sociologie de l’Etat
- Sociologie du droit

Sujet de thèse :
Sociologie politique des crimes racistes. Processus de construction et de reconnaissance des groupes ethniquement minorisés dans la France contemporaine, 1971-2003.
Sous la direction de Laurent Mucchielli (LAMES)

Articles et travaux
- « What about a french sociology of ethnicity ? », American Sociologist, à paraître en novembre 2016.
- « La race du militantisme », Migrations Société, n°159-160, mai-août 2015.
- « Cartographie de l’espace militant marseillais », 417 p., Rapport intermédiaire dans le cadre du projet blanc ANR Sombrero. Bargel L., Brahim R., Berthonneau C., Fillieule O., Fleury L., Gruntz L., Johsua F., Sommier I., Witzig P., septembre 2014.
- « 1983-2013, la marche pour l’égalité et contre le racisme, matériaux pour une histoire en marche », Migrance, n°41, septembre 2013.
- « Les crimes racistes de 1973, le complexe de l’événement-anodin », Telemme-Migrations, avril 2013.
- « Le processus migratoire de l’Algérie vers la France, 1871 à 1974 », Contribution dans la cadre du projet MedMem, Mémoires Audiovisuelles de la Méditerranée, décembre 2011.
- « Histoire et mémoire de l’immigration, pour une action conjointe des acteurs institutionnels, scientifiques et associatif », Migrance, n°36, 2010.
- « Nationalisme et héritages contradictoires dans l’Algérie postcoloniale, 1962-2002 », Mémoire de Master Recherche Sciences de l’Homme, des Territoires et de la Société, Laboratoire GESTER (Gestion des Sociétés, des Territoires et des Risques), Université Paul Valéry, Montpellier III, 2006.

Communications
- « Les homicides à caractère raciste (1971-2003) : du déni à la reconnaissance ? », Observatoire Régional de la Délinquance et des Contextes Sociaux, Aix-en-Provence, 4 décembre 2015
- « La justice pénale est-elle une justice sociale ? Discrimination et mobile raciste en France », Colloque “Penser et combattre les inégalités et les discriminations”, Maison des Sciences de l’Homme de Dijon, 17 novembre 2015.
- « Enquêter sur les violences ethnoraciales », Journée de restitution, Génériques, Paris, 29 octobre 2015.
- « La question ethnique en France. Catégorisation, violences et luttes sociales, 1970-2000 », Séminaire du département de Sciences Politiques, Université de Lausanne, 20 octobre 2015.
- « Sociologie politique des crimes racistes », Journée doctorale du LAMES, Aix-en-Provence, juin 2014.
- « Les crimes racistes en Paca. Le droit face aux violences à l’encontre des groupes ethniquement minorisés », Interlabo du GERN (Groupe Européen de Recherches sur les Normalités), Aix-en-Provence, juin 2013.
- « Autour d’une archive : Je suis Français moi, Monsieur », Colloque « 1983, tournant médiatique de la question de l’immigration en France », organisé par l’ANR ECRIN, laboratoire URMIS, Paris, 25 et 26 mars 2013.
- « Marseille, les crimes racistes de 1973 : l’enjeu des événements », Séminaire Migrations et Médias, Laboratoire TELEMME, MMSH, Aix-en-Provence, février 2013.
- « Les crimes racistes, réinventer le nom et les conditions d’une recherche », Journées scientifiques de l’Association Française de Sociologie sur le thème « Normes, déviances et réactions sociales : méthodes d’enquête et expériences de recherche », organisées en partenariat avec l’université Bordeaux II (Centre Emile Durkheim), l’université Aix-Marseille (LAMES, MMSH, ORDCS), les IRTS de PACA-Corse et de Haute-Normandie et l’ACOFIS, Aix-en-Provence, février 2013.
- « Violences, variations coloniales et post-coloniales », Séminaire inter-laboratoire MMSH, « La situation coloniale revisitée : enjeux historiques, enjeux contemporains », MMSH, Aix-en-Provence, avril 2012.
- « Les crimes racistes à Marseille en 1973, matrice et genèse », Observatoire Régional de la Délinquance et des Contextes Sociaux, Aix-en-Provence, décembre 2011.

Activités scientifiques
- Membre de l’ANR SOMBRERO, « Sociologie des militantismes : Biographies, Réseaux, Organisations », dirigé par Olivier Fillieule, CESSP (Centre européen de sociologie et de science politique), 2013-2016.
- Membre du comité scientifique dans le cadre de la campagne d’archives orales « Histoire et mémoires de l’immigration, mobilisations et luttes pour l’égalité, 1968-1988 », Association Génériques, Paris, 2012-2015.
- Membre du groupe de recherche-action sur les « Violences urbaines », Institut Frederic Ozanam, Institut Catholique de la Méditerranée, Marseille, 2014/2015.
- Organisation du séminaire des doctorants du LAMES, « Chantier de thèse », 2013-2015.

Enseignements 
-  « L’enquête par entretien », TD L2, département de sociologie, AMU, 2014-2015.
- « Histoire et sociologie de l’immigration », Master SATIS, AMU, 2012-2013.
- « Histoire du Maghreb postcolonial », Master Sciences de l’Homme, des Territoires et de la Société, Université Paul Valéry, Montpellier, 2007-2008.
- « Géopolitique de la Méditerranée », Master Sciences de l’Homme, des Territoires et de la Société, Université Paul Valéry, Montpellier, 2007-2008.

Résumé de la thèse
Cette thèse a pour objet ce que l’on nomme communément les crimes racistes. L’adverbe communément a son importance puisque durant une trentaine d’années un trouble a perduré quant à la dénomination de ce type de violence.
Après la décolonisation, les migrations en provenance du Maghreb se poursuivent et deviennent un phénomène structurel. Entre 1962 et 1982, les migrants marocains passent de 31 000 à plus de 440 000 personnes, les migrants tunisiens de 26 000 à 190 000 personnes et les migrants algériens de 350 000 à plus de 800 000 personnes. Durant les années 70, 80 et 90, diverses organisations et des militants issus de l’immigration dénoncent régulièrement les violences touchant les Maghrébins comme étant des crimes racistes. La flambée raciste de Marseille en 1973, la Marche pour l’Egalité et contre le Racisme en 1983, l’affaire Malek Oussekine en 1986 ou encore l’affaire Ibrahim Ali en 1995 sont, à des degrés variés, des exemples caractéristiques de ces protestations. Ces mobilisations se sont inscrites dans une lutte visant à dénoncer les effets de la politique migratoire française, les inégalités sociales et plus largement la condition de racisé. D’un autre côté, des acteurs étatiques, à travers les instances policières, judiciaires et parlementaires ont tout aussi régulièrement affirmé que les affaires citées relevées du droit commun.
A travers une étude de l’action collective que constitue la dénonciation des crimes racistes d’une part et l’analyse de la mise à l’agenda législatif du racisme d’autre part, cette thèse interroge la tension entre la revendication d’un droit spécifique et le maintien dans la sphère du droit commun. Cette tension relève directement du débat entre universalisme et particularisme. Il s’agit ici d’éclairer un double mouvement, celui de la racialisation qui peut conduire à la revendication de droits spécifiques et celui de l’action publique, en tant que gouvernementalité à même de gommer les frontières et les spécificités instaurées par ailleurs par les catégorisations de l’altérité.

Mots-clés : mouvements sociaux, immigration, ethnicité, racialisation, postcolonialité.