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LAZREQ Nabil (co-dir hors LAMES)

coordonnées : lazreqbil@yahoo.fr

Fonction
doctorant en co-direction avec Laurent Mucchielli et Sylvie Cimamonti (fac de droit)

Formation
- 2010, --- Doctorant en sciences criminelle l’Université de Poitiers
- 2004-2007 Diplôme post grade (3 cycle) en criminologie, Université de Lausanne
- 1999-2003 Licence en droit privé en langue française l’Université M5 à Rabat
- 1995-1998 Baccalauréat de l’enseignement secondaire

Expériences professionnelles
- 2009-jusqu’à maintenant : Administrateur en fonction a la Direction de la Police Judiciaire /Division des statistiques et d’Analyses Criminelles.
- 2005- 2007 : plusieurs stages en Suisse dans le cadre de mes études post grades en criminologie :(établissement pour jeunes délinquants, Prisons, établissements pour handicapés mentaux).
-2004.2005 : Stage pratique au sein du bureau d’avocat à Rabat sous la direction du Maitre Trabelsikhakid.

Missions à l’étranger :
- 2010 : Mission à New-York aux Nations unies, en tant que participant aux travaux sur le projet d’élaboration de la Convention Internationale sur le terrorisme ;
- 2011 :Représentant de la DGSN aux travaux des experts à Rome, visant l’élaboration d’un guide de bonnes pratiques en matière de lutte contre la criminalité transnationales organisée ;
- 2012 : Représentant de la DGSN aux travaux de la 2éme Conférence Internationale sur la politique en matière de Drogue à Londres.

Etudes et recherches
- Recherche intitulée « Relation intergroupes et migration ».
- Mémoire sur « Le hooliganisme : étude criminologique et évaluation des politiques de lutte contre la dérive des supporters ».
- Recherche portant sur la corruption politique en Afrique.
- Etudes et recherches criminologiques réalisées au sein de la Direction Générale de la Sûreté Nationale :
- « La violence létale au Maroc : chiffres, typologies et tentative d’explication du passage à l’acte homicidaire » ;
- « Analyse psycho criminologique du phénomène de l’auto immolation » ;
 « La criminalité des subsahariens au Maroc au cours de l’année 2012 »

Projet de recherche
Quels sont les procédés par lesquels le corps social organise les réponses au phénomène criminel lié à la consommation de drogues ? quelles sont les logiques qui s’imposent en matière de production de la politique criminelle ?, Quelle est la performance de la politique criminelle dans la lutte contre la délinquance associée à la consommation de drogues, etc ?.
La thèse de recherche tentera, de répondre à ces questions dans le contexte marocain.
En effet, dans un contexte marqué par de profondes mutations sociopolitiques visant la consolidation de l’Etat de droit, l’analyse d’une telle problématique pourrait permettre d’apporter un regard novateur sur la situation de la criminalité au Maroc, sa physionomie, le poids de la variable drogue dans la chaine pénale, ainsi que les interactions entre les deux problématiques.
La problématique proposée pourrait ouvrir le champ de réflexion pour la mise en place de nouvelles recherches scientifiques portant sur la même thématique au niveau Africain et Arabe, prenant en considération l’impact de l’usage de drogues sur le phénomènes de délinquance pour l’investiguer véritablement et non le fantasmer. Dans une période de crise économique et politique dans beaucoup de pays dits « en voie de développement », l’encouragement d’une politique criminelle intégrale et intégrée pourrait également constituer une alternative à l’approche strictement répressive actuelle, dont l’expérience occidentale montre qu’elle est insuffisante.
C’est en partant d’une conception similaire que l’Union Européenne a mis en place des plans d’action visant le renforcement des actions préventives pour la criminalité liée aux drogues, considérant cette typologie comme étant un phénomène prioritaire. Cette prise de conscience politique découle des résultats des recherches empiriques portant sur la prévalence de la délinquance liée aux drogues.
Le sujet que nous avons choisi de traiter dans le cadre d’une thèse de doctorat, est complexe et difficile selon plusieurs auteurs (Brochu, 2014,Barré,1999). Ceci découle autant des enquêtes empiriques consacrées à la problématique qui font parfois ressortir des résultats contradictoires, que des difficultés méthodologiques rencontrées par les chercheurs lors de la mise en place du modèle expérimental.
L’absence de modèle intégré d’analyse de la double problématiques toxicomanie/délinquance (Brochu,1997), constitue l’un des grands défis rencontrés par les chercheurs.
De plus, si la drogue est présentée comme étant un facteur de risque de délinquance, il est question de savoir comment la relation est-elle utilisée et traduite sur le plan opérationnel ?dit autrement est ce que la la lutte contre la drogue peut être intégrante à la lutte contre la délinquance (Selbton 1995).
La réponse ne parait pas évidente, car la liaison peut être soit statistique, soit causale, et la présence d’une association significative des deux phénomènes, ne peut être inféré à une relation de cause à effet (Wilson, 1990). L’établissement d’un lien de causalité exige un niveau de recherche autre que des études corrélationnelles et, à ce stade des connaissances scientifiques, il est impossible d’établir ce type de lien (Kaplan, 1995).
Concrètement, cette étude a trois objectifs :
- Dresser, de manière empirique, un portrait de l’ampleur du phénomène de la délinquance liée aux drogues,
- Analyser la nature de relation qui existent entre les deux phénomènes, en se basant sur la typologie de Goldstein ;
- Evaluer la performance de la politique criminelle de lutte contre les affaires pénales liées aux drogues, et proposer des solutions de politiques publiques, illustrées par des expériences d’autres pays .