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Reconversion professionnelle des femmes « hautement diplômées »

par Sylvie Chiousse - publié le


Equipe France - Brésil
Nadja Acioly-Régnier (ECP, Université Lyon 1), Noëlle Monin (ECP, Université Lyon 1), Line Numa-Bocage (BONHEURS, Cergy Paris Université), Jorge Falcão (GEPET, UFRN Natal-RN/Brasil)
Heri. Rakoto-Raharimanana pour le Lames


Dans le n°90 (2019) de la revue Recherche & Formation coordonné par Noëlle Monin et Heri Rakoto-Raharimanana, les contributeurs mettent en évidence que les raisons du choix de la reconversion « répondent à une forte demande d’épanouissement au travail » dans le sens de « trouver le métier pour lequel je suis faite » (Négroni, 2019).
Au-delà de cette dynamique de reconversion compensatoire (Rakoto-Raharimanana et Monin, 2019), la recherche menée avec des collègues brésiliens et français cherchera à comprendre à la fois le désinvestissement total ou partiel de la sphère professionnelle et l’investissement des reconverties dans des valeurs éducatives et domestiques.
Les travaux anciens de Christian Baudelot et Roger Establet (Allez les filles !, Seuil, 1992) avaient déjà porté à notre connaissance le rôle des différents temps de socialisation des filles, en particulier celui de l’école, dans l’incorporation de la division du travail domestique. Les auteurs ont alors considéré qu’il y avait là le moteur du renoncement complet ou partiel, momentané ou définitif aux logiques professionnelles promises par leur parcours scolaire et universitaire réalisé.
Il s’agit ici de comprendre et d’analyser les dynamiques qui sous-tendent ces « changements » au Brésil et en France.