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Passiv’ITER

publié le , mis à jour le

Responsable : Christian Grisolia
Pour l’unité, participation de Pierre Fournier
Financement : programme Interdisciplinarité Amidex, 2014-2016


Contexte
Dans les réacteurs de fusion nucléaire de l’hydrogène, utilisant une technologie bien distincte de la fission nucléaire de l’uranium, le plasma utilisé peut engendrer des poussières micrométriques voire nanométriques par abrasion des parois de la structure dans laquelle il circule à très haute température. Dans les machines du futur comme ITER, ces poussières pourraient être radioactives compte tenu de l’utilisation de tritium dans la réaction. La question se pose de la toxicité éventuelle de ces poussières pour l’homme et pour l’environnement, à l’occasion d’opérations ordinaires de maintenance ou d’accidents les laissant s’échapper de l’enceinte de confinement.

Objectifs
Le programme intéresse les sciences et techniques pour accompagner la conception d’installations comme ITER et celles qui exploiteront le même procédé et pour anticiper des difficultés à l’horizon des premières expériences. Il s’agit de mieux connaître les conditions de libération du tritium susceptible d’être piégé dans ces poussières : avec dissolution en milieu biologique, localisation dans les cellules humaines ? avec des conséquences en termes de toxicité cellulaire, de génotoxicité ? avec des possibilités de « passiver » ces particules afin d’atténuer leurs effets ?
Il intéresse aussi les sciences sociales pour comprendre comment s’anticipe un possible problème de santé au travail et de santé publique, et comment s’organise sa prévention
Et déjà comment s’organise la recherche sur une question qui ne se pose pas au présent, pour laquelle on n’a que des hypothèses sur la forme desdites « poussières », qui se reformule au fil des étapes de l’investigation prévoyant de produire des particules ressemblantes, de caractériser ces particules, de les tritier à un format manipulable, d’étudier l’absorption de particules non tritiées en milieu biologique et leur localisation cellulaire, idem avec des particules tritiées, d’étudier leur toxicité et leur génotoxicité sur des cellules poumon humain in vitro, à nouveau avec des particules non tritiées et tritiées, de proposer des techniques de passivation…

L’implication des sciences sociales dans un tel programme interdisciplinaire mobilise la sociologie du travail et des risques au travail, autant que la sociologie des sciences et des politiques publiques de recherche.

Déroulement
Le projet se déroule sur 24 mois à partir d’octobre 2014 et associe des équipes de recherche d’Aix-Marseille université, de l’université Paris-Villetaneuse, du CEA et de l’IRSN, en matériaux, géochimie, physique des plasmas, lasers, biologie, toxicologie, génotoxicologie, santé et sociologie, avec le recrutement de plusieurs postdoctorants.

Contact au Lames : Pierre Fournier